LE STATUT DES PERMANENTS

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A la lumière de ce que nous connaissons aujourd'hui, le budget prévisionnel que nous établissions lors de notre première déclaration d'ouverture paraît bien naïf et loin de la réalité. Nous tablions alors sur une masse salariale de 72 000 francs, le compte de résultat 2004 portait sur 152 338€ dont 55 823€ de masse salariale.

Lors de notre création, la question de notre statut social n'était pas primordiale. Nous avions chacun une activité extérieure rémunérée, d'autre part le département nous considérait comme assistants maternels et nous rémunérait comme tels. Durant les premières années, les sommes gagnées par les permanents à l'extérieur sont intégrées au budget du lieu, par ailleurs, une grosse partie de leur salaire d'assistant maternel est intégrée au fonctionnement de la structure. Lors de notre bilan 1991, nous écrivions ceci :

" Réaliser un bilan comptable traditionnel de notre activité n'aurait correspondu à rien dans notre type de fonctionnement. En effet nous sommes incapables de mesurer la part de gigot consommée par les jeunes accueillis et la part consommée par nous même et nous refusons de le faire."

 

Vue depuis la terrasse

 

 

Une autre vue de la terrasse

 

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Depuis août 1992 jusqu'en avril 1994, les salariés seront rémunérés par l'association comme assistants maternels. La priorité à ce moment là, est de réaliser les aménagements dont la location que nous occupons a besoin et d'équiper le lieu de vie (véhicule adapté, ordinateur, vélos …). A compter d'avril 1994 les deux permanents sont salariés au SMIC comme éducateurs. La faiblesse du niveau de rémunération est compensée par le fait que les permanents sont logés et mangent sur le lieu d'accueil.
En 1999, il est décidé par le conseil d'administration, en vue de clarifier la situation au regard du FISC concernant les avantages en nature perçus par les permanents, d'augmenter leurs salaires, en contrepartie, ils reverseront à l'association une participation .
En 2000, après information auprès des services fiscaux, il est convenu de traiter les avantages en nature sur le bulletin de paie selon les barèmes de l'administration des impôts.
Aujourd'hui, les permanents sont donc salariés, comme n'importe quel éducateur à un coût cependant largement inférieur, particulièrement au regard du nombre d'heures effectuées. Ceci renvoie à la question du prix de journée.
Malgré tout, il reste difficile, voir impossible de distinguer ce qui est inexorablement lié. Au delà de la question de l'argent, il est parfois difficile de se trouver " désapproprié " de ses biens par l'appropriation des autres.