POURQUOI CREER UN LIEU DE VIE ?

ACCUEIL

INFOS TECHNIQUES :

QUELQUES REFLEXIONS

PAGES DES JEUNES

FETTA

DES MOTS DE JEUNES

Un acte comme celui là n'est pas simple, il engage la vie dans sa globalité ; il ne peut donc résulter seulement d'une motivation professionnelle.
Le facteur déclenchant a été pour nous la fin d'une expérience de l'un d'entre nous : six mois comme salarié d'un lieu de vie.. Un désaccord de fond sur les pratiques liées à une situation statutaire ambiguë ont motivé cet arrêt. Nous avions assumé conjointement le fonctionnement de la structure durant environ un mois ( vacances des " vrais permanents "), aussi, quand la décision a été prise de mettre fin à cette expérience, nous avons décidé presque " naturellement " de créer notre propre lieu de vie.
Plus généralement, cette décision a correspondu à un moment de nos vies à plusieurs attentes. Un désir de vivre autrement, de n'être pas des individus morcelés, de ne pas subir les césures travail-vie privée, travail-convictions. Il s'agissait donc pour nous de changer de méthode de travail, d'organiser différemment notre vie.
Par ailleurs, dans l'accueil même, notre désir était de proposer une alternative aux solutions existantes plus classiques. Il nous a semblé important de pouvoir répondre différemment aux besoins d'accueil d'une population en grande difficulté, "incasable" ou en échec dans le système social ou scolaire.
Nous n'étions pas les premiers et ne prétendions pas à l'innovation sociale, nous revendiquions par contre une identité originale, une spécificité, une utilité.

La salle repas

Photo vide (la loi interdit de publier des photos des jeunes), c'est pourtant l'endroit d'échanges le plus important de la maison.

Ici, on pose des questions,on parle,on mange, on rit.

Coin informatique

Voici comment nous nous définissions dans notre dossier de demande d'agrément : "Le lieu de vie se situe dans une politique sociale globale. Il n'est ni une solution marginale, ni la solution miracle, simplement un outil supplémentaire du travail social.
Nous pourrions le définir sommairement comme une structure légère, ouverte, qui, par un accompagnement au quotidien de l'accueilli dans sa démarche personnelle, vise le développement de l'individu et sa socialisation.
Dans une telle démarche éducative, les accueillants sont les repères de réalité, le point de négociation entre contrainte et désir, ils sont comme l'accueilli directement impliqués dans la vie du lieu.
La vie quotidienne est l'élément fondamental du séjour dans le lieu d'accueil. Par le partage des tâches qu'elle implique, elle permet à l'accueilli de se responsabiliser à travers l'acte et par là, d'évoluer vers l'autonomie.
D'autre part partager le quotidien implique de respecter l'autre, de le reconnaître dans ses différences et de négocier des compromis, donc de se situer soi même. La vie quotidienne est donc un élément important de socialisation.

Projet professionnel, projet personnel, l'imbrication des deux est tellement permanente qu'il ne peut s'agir que d'un engagement profond des personnes dans leur globalité. Nos enfants seront aussi accueillants, ils devront partager : eux aussi vont vivre avec.

Le "vivre avec" est notre principe de base ce qui recouvre une réalité simple ; le partage . Nos parents, nos amis sont impliqués dans notre démarche. Ce sont les joies, les peines, les difficultés qu'il faut partager et donc rendre partageables. Il faut pour cela, que chacun puisse trouver sa place, sans menacer celle des autres. A l'opposé d'un établissement qui sépare la vie de l'éducateur en deux temps, l'un professionnel, l'autre privé ; le lieu d'accueil imbrique les deux intimement.

Accueil

Haut de la page

Le salon