UN LIEU INVESTI
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INFOS TECHNIQUES : |
QUELQUES REFLEXIONS |
PAGES DES JEUNES |
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" Cette
identité propre aux lieux de vie et d'accueil est constituée
d'un mélange d'intime et de collectif, de privé et de
professionnel. C'est parce que ce lieu est investi par les permanents qu'il peut l'être par les accueillis. En revenant sur nos bilans passés, en repensant aux attitudes de chacun des acteurs (accueillants et accueillis) nous ne pouvons que mesurer la place de l'habitation dans la vie de chacun. Des travaux d'aménagement, à la construction du lieu " tout neuf ", la vie de l'habitation a été chargée de sens pour ses habitants. Ici, on n'occupe pas les locaux, on les vit, on les transforme, on les crée. Pour nous, il a toujours été nécessaire d'investir nos lieux d'habitation, pour les jeunes il est nécessaire de s'approprier le lieu. |
Une chambre
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Encore une chambre
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Pour les accueillants, il est essentiel de mettre la main à la
pâte du lieu, de la malaxer, d'en changer la forme, d'agir dessus,
somme toute de recréer. Les accueillis, s'ils rentrent dans cette
dynamique, ont le même besoin. Ils s'approprient alors ce qu'ils
ont fait. Peut être parce qu'il est moins risqué pour eux
(afin de ne pas revivre de situations d'échec ou de nouvelles
ruptures) de s'investir dans les murs, qui sont fixes, plutôt
que dans les personnes aux humeurs changeantes. La maison
devient alors un outil de travail, elle matérialise les
choses, les rend visibles. L'utilisation des mêmes objets par
les accueillants et les accueillis serait alors une opération
de restauration narcissique, dans le sens ou en aidant les accueillis
à s'approprier les lieux, en les faisant participer à
un aménagement, on leur permet d'intérioriser cette création.
Cette tache fait alors partie d'eux mêmes. Dès lors, la
restauration des lieux devient aussi un travail de restauration de soi.
"
Sabine Huart/Groupe Recherche-Est GERPLA. |
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| Vivre
avec, c'est partager un temps, c'est aussi partager un espace et ce qu'il
contient. Quand un jeune arrive, il entre dans un lieu étranger,
qui raconte une histoire , les traces (objets, mobilier, couleurs
)
ne sont pas les siennes, au fil du temps, il y mettra les siennes : réalisations
personnelles, photographies, décoration, objets achetés.
C'est ainsi que le lieu prend une identité particulière,
différente de celle d'un établissement ou rien n'appartient
à personne et de celle d'une famille d'accueil ou tout appartient
aux accueillants.
A la création du lieu de vie, nous sommes locataires d'une maison peu adaptée, que nous devons quitter faute d'entente avec les propriétaires qui acceptent volontiers que nous réalisions des travaux à nos frais mais exigent en plus une augmentation de loyer, estimant que si nous pouvons payer des travaux, nous gagnons plus d'argent, ils veulent leur part !!! Nous déménageons en février 1991 pour une maison à Cazals qui nécessite également des travaux. De 1991 à la décision de construire de nouveaux locaux, l'histoire du lieu de vie sera ponctuée par les travaux d'aménagements tant intérieurs ( nouvelles chambres, salle de jeux) qu'extérieurs (espaces fleuris, allées). Aujourd'hui, les locaux du lieu de vie sont propriété des permanents, ils ont été construits à Gindou, en pensant à leur utilisation. Nous redémarrons une " histoire de traces " sur un nouveau lieu. De nouveaux aménagements sont déjà en projet. |
Une partie de la cuisine
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